
Le vérificateur de gratuité a ici une tâche facile sur le principe et intéressante sur le détail. La facturation à l'appel, moins courante que la facturation à la minute, change la manière de calculer ce qu'on va dépenser. Et le site, qui explique bien ce mécanisme, laisse pourtant un trou dans sa propre documentation tarifaire.
Ce qui se lit sans payer
L'intégralité du contenu, sans inscription, à toute heure. Le site ne présente pas de fiches d'intervenantes : il est entièrement éditorial, centré sur les explications. Celles qui portent sur la facturation audiotel sont claires, et c'est leur principal intérêt. Comprendre comment un appel surtaxé est décompté, qui encaisse quoi et sur quelle facture la somme apparaît protège mieux que n'importe quel avertissement générique.
L'éditeur déclare en outre ne toucher aucune part de la surtaxe des lignes dont il parle. C'est une déclaration de l'éditeur, invérifiable pour un lecteur, mais elle a le mérite de poser la question que trop peu de sites abordent : quand un contenu recommande une ligne, qui y gagne ?
Le premier palier payant : 2,50 € dès le décroché
Le premier palier payant est l'appel, et il a un prix fixe : 2,50 € pour chaque appel, la communication étant facturée en sus par votre opérateur. Un audiotel n'est jamais gratuit, et c'est l'un des rares cas où le site donne exactement le montant de ce qu'il en coûte d'entrer.
La facturation à l'appel a une logique propre. Le forfait est dû dès la mise en relation, que l'on raccroche au bout de dix secondes ou que l'on reste longtemps. Elle pénalise donc les appels très courts, ceux qu'on passe pour voir et qu'on abandonne aussitôt, et elle rassure ceux qui craignent de voir une conversation s'éterniser sur un compteur à la minute. Composer trois fois dans la soirée, c'est payer trois fois le forfait.
Reste la part qui revient à l'opérateur. Elle varie selon l'abonnement de chacun, ce qui en fait la seule portion de l'addition que le site ne peut pas chiffrer à votre place. Un forfait illimité vers les fixes et mobiles ne la couvre pas forcément, puisque les numéros spéciaux en sont souvent exclus : un coup d'œil aux conditions de votre propre offre règle la question. Elle reste en général modeste à côté du coût du service, mais elle existe, et la mention « + prix appel » est là pour le rappeler.
La petite ligne : pas de page tarifaire détaillée
Paradoxe de ce site : il explique très bien la facturation audiotel en général, et ne propose pas de page tarifaire détaillée pour lui-même. Le tarif de la ligne mise en avant est connu ; les conditions précises, l'existence d'autres numéros, d'éventuels autres modes de facturation, ne sont pas rassemblées en un endroit unique.
Pour un site dont l'argument est la clarté, c'est une lacune. Elle n'empêche pas de savoir ce que coûte l'appel principal, mais elle oblige à recouper si l'on s'intéresse à autre chose. Le cartouche tarifaire qui doit accompagner chaque numéro spécial reste la référence en cas de doute.
L'absence de fiches d'intervenantes, enfin, est un choix cohérent avec la nature éditoriale du site. Elle signifie qu'on appelle sans avoir choisi une voix, ce qui rend la question du prix d'autant plus centrale : quand on ne sait pas sur qui l'on tombera, au moins sait-on ce que cela coûte. Ici, on le sait, et c'est déjà plus que la plupart des lignes de cette rubrique ne vous en disent.
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Le site analysé
Pour cette analyse, nous avons lu ce que Porno et Sexe affiche sur ses pages. Le lien ci-après ouvre le site dans un autre onglet.
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